THE FIRE THAT CONSUMES
par Edward William Fudge
Peines Éternelles: Annihilationisme (Note)
L'annihilationnisme – le châtiment, à l'issue du Jugement dernier, consiste en l'anéantissement du réprouvé. Comme doctrine, il laisse intactes de l'enseignement chrétien: souci de la justice rétributive, compassion pour ceux qui se perdent et zèle pour l'évangélisation. Du sens obvie ou normal des mots qu'emploie l'Ecriture: ruine, mort, destruction, perdition, comme des images, en particulier celle du feu. Sodome et Gomorrhe n'existent plus, elles dont le châtiment offre l'exemple du feu éternel (Jude 7).
La formule «immortalité de l'âme», non-biblique, mérite d'être critiquée. C'est par infiltration de platonisme païen qu'on a tant parlé dans l'Eglise de l'immortalité de l'âme, comme d'un attribut impliqué par son essence. L'immortalité ou incorruptibilité appartient à Dieu seul (1 Tm 6:16) et n'est conférée aux humains que par la grâce de l'Evangile (2 Tm 1:10). L'adjectif qu'on traduit «éternel», aiônios , dérive du mot aiôn ou âge; il a sans doute une nuance plus qualitative que quantitative, signifiant l'appartenance à «l'âge qui vient» . Le châtiment implique la cessation de l'existence, et cette cessation est pour toujours, éternelle.
Peut-être jusqu'à la moitié de l'évangélisme britannique s'était détachée de la conception traditionnelle des peines éternelles, pour adopter l'annihilationnisme. Figures de proue de cette tendance: John Wenham, dont tous les étudiants en théologie connaissent le cours de grec néo-testamentaire, et surtout John Stott. Deux défenseurs de la foi, auxquels notre dette de reconnaissance est incalculable!